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Yohanne Lamoulère
  • quelque part, dans le Sud de la France :

  • Yohanne Lamoulère
  • le gourbi de Berre :

    " Vient la fin du voyage. Les images mentales s’éloignent, vite, elles se dispersent ; le contour des choses ou des mots prononcés devient plus subtil. Pour celui qui a vécu l’immigration ces images correspondent à une rupture. Ces situations étranges où l’on est chacun à son tour l’étranger, dans un ailleurs savouré, retrouvé, souvent longtemps attendu. Demeurent les images latentes qui renvoient à ce monde sensé assurer travail, peut être richesse, même s’il constitue un indispensable refuge. Ainsi l’image elle même transpose une perte d’identité. Ne jamais totalement échapper à ce sentiment un peu flou, né à la fois d’une perte de repère et de la crainte du changement. On devient étranger dès lors que l’on pénètre dans un monde perçu, ressenti comme différent, sinon hostile. Si cet espace se prolonge c’est un espace de précarité. Résidences éphémères, baraquements, abri, cabanes. Recréer une vie nouvelle c’est toujours une forme d’occupation du sol, d’identification à l’espace. Le drame de la perte d’identité rejoint celui de la perte d’intimité. Un seul point d’eau potable disent-ils, ces hommes, qui vivent le camp à l’année, des fois sur plusieurs générations. Chacun son chez soi, bricolé à l’aide de divers matériaux récupérés, caravanes, couvertures, planchards, tronçons de serre. Quand vient la fin du voyage, quand tout cela est passé, la mémoire propose une lecture nouvelle. Et le lieu de mémoire c’est aussi la baraque. Entre le monde qui rejette et le monde qui exile, ces espaces restent des lieux de vie, de rencontre, où l’on peut échapper à la solitude." Yohanne Lamoulère

    Depuis plus de 10 ans, sur la commune de Berre, un terrain est occupé, avec l’accord bienveillant de son propriétaire, par des abris de fortune où habitent des travailleurs agricoles étrangers. L’incapacité des institutions locales à fournir des logements décents aux travailleurs agricoles étrangers est d’autant plus scandaleuse que, de l’avis unanime, le travail de cette population est le facteur clé du maintien d’une agriculture compétitive dans le département des Bouches-du-Rhône.


  • Yohanne Lamoulère
  • el Ejido :

    Au sud de l’Andalousie, devenue tristement célèbre pour les émeutes racistes lancées en février 2000 par de très nombreux habitants de la ville contre les ouvriers maghrébins.

    La majorité des immigrés doit loger dans des habitations de fortune abandonnées par la population paysanne ou des huttes bricolées avec les rebuts ambiants.

    Le Sindicato de Obreros del Campo (SOC-syndicat des ouvriers agricoles) appuie activement les actions et les revendications des journaliers, principalement immigrés, qui travaillent dans les 32.000 hectares de serres de la province d’Alméria.


  • CODETRAS
  • Quelque part en Andalousie :

  • Yohanne Lamoulère
  • le Rif :
    Située au Nord du Maroc, cette région fournit depuis plusieurs décennies une grande quantité d’ouvriers saisonniers à l’agriculture provençale.